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Le Blog de Véronique
Articles
34 Kitengela GLASS
2026-02-14Kitengela GLASS
2026-02-14Extract from the presentation text for Kitengela
Started in the early 90’s, Kitengela Glass has become one of the world’s longest-running recycled-glass studios. The studios are internationally recognised for their innovative & creative use of locally sourced waste glass to make blown glass, architectural dalle de verre panels, & large-scale sculptural works. As well as making stuff, Kitengela Glass operates as a cultural destination, welcoming visitors to experience & participate in glassmaking, creative entrepreneurship wrapped in Kenyan hospitality in an open, connected to nature, workshop environment.
‘How’ we make is as important as ‘what’ we make.
Extrait du texte de présentation de Kitengela
Fondé au début des années 90, Kitengela Glass est devenu l'un des plus anciens studios de verre recyclé au monde. Les studios sont reconnus internationalement pour leur utilisation innovante et créative du verre usagé provenant de sources locales afin de fabriquer du verre soufflé, des panneaux architecturaux en dalle de verre et des sculptures à grande échelle. En plus de fabriquer des objets, Kitengela Glass est un lieu culturel qui accueille les visiteurs pour leur faire découvrir et participer à la fabrication du verre, à l'entrepreneuriat créatif, le tout dans une ambiance ouverte, connectée à la nature et imprégnée de l'hospitalité kenyane.
La manière dont nous fabriquons est aussi importante que ce que nous fabriquons.
33 Dr. Dudu, a recycling expert
2026-02-14Dr. Dudu, a recycling expert
2026-02-14Dr. Dudu, a recycling expert
If you have the opportunity to visit Kitengela, you will not only discover glassblowers and magnificent artistic creations, but you will also meet artists such as ‘Dr. Dudu,’ who transforms your empty bottles and cans to give them a new lease on life! Whether it's drinking glasses, colourful butterflies, exuberant hats or other works of art.
Dr. Dudu, de l'art du recyclage
Si vous avez l'occasion d'aller à Kitengela, vous découvrirez non seulement les souffleurs de verre et de magnifiques créations artistiques, mais vous rencontrerez aussi les artistes comme "Dr. Dudu" qui transforme vos bouteilles et canettes vides pour leur redonner une vie ! Que ce soit des verres à boire, des papillons colorés, des chapeaux exhubérants et autres objets d'art.
With a supplier who is a keen beer lover and consumer, Dr. Dudu has found the ideal source of free raw materials to recycle at Magadi Court.
Avec un fournisseur grand amateur et consommateur de bière, Dr. Dudu a trouvé le filon idéal de matière première gratuite à recycler à Magadi Court.
It's impressive how much you can carry on a motorbike.
C'est impressionnant tout ce qu'on peut transporter sur une moto.
He cuts glass bottles to make glasses.
Il découpe les bouteilles pour en faire des verres.
We went to visit our friend at his workplace, the oldest part of Kitenga called NANI Kitengela Glass.
It is a very special, indescribable place on the edge of Nairobi National Park. Surrounded by nature, it is a happy jumble, an Aladdin's cave of art treasures...
Nous sommes allés rendre visite à notre ami sur son lieu de travail dans la partie la plus ancienne de Kitengela, appelée Nani Kitengela.
C'est un endroit très très special, indéfinissable en bordure du parc national de Nairobi. En pleine nature, un heureux fouilli, une caverne d'alibaba de trésors d'art...
At the entrance, used bottles are piled up.
A l'entrée du site, des tas de vieilles bouteilles.
Art in the heart of nature, an amazing place.
De l'art en pleine nature, un lieu étonnant.
32 Textil Center
2026-01-31Textil Center
2026-01-31My tailor is ... not rich but great !
Recommended by a lady from the French Embassy, I set off to explore the Textile Centre in Nairobi, right in the city centre.
In the entrance, colourful dresses are displayed, hanging from the staircase banister.
The three floors are filled with magnificent African fabrics in shimmering colours.
***
Recommandé par une dame de l'ambassade de France, je suis partie à la découverte du Textil Center de Nairobi, en plein centre ville.
Dans l'entrée, des robes colorées sont exposées, accrochées à la rampe d'escalier.
Les 3 étages regorgent de magnifiques tissus africains aux couleurs chatoyantes.
Nairobi Textile Center Bldg, 3rd Flr, River Rd.
You wander up concrete stairs and through long corridors.
On déambule dans les escaliers de béton et à travers de longs couloirs.
The dressmakers' workshops are tiny. (I wonder if, in the event of a fire, we could escape?)
A friendly and very skilled tailor. I brought him some of my favourite dresses to be reproduced, as well as some decorations I bought in an Indian shop.
In the same cramped room, a young woman sitting in front of her sewing machine acts as a seamstress's assistant.
Les ateliers des couturiers et couturières sont minuscules. (Je me demande si, en cas de feu, on pourrait s'en échapper ?)
Un tailleur sympa et très compétent. Je lui ai apporté quelques-unes de mes robes préférées pour qu'il les rerproduisent ainsi que quelques décorations achetées dans un magasin indien.
Dans la même pièce exigue, une jeune femme assise devant sa machine à coudre fait office de Petite main.
31 Foodstreet vendors
2025-03-09Foodstreet vendors
2025-03-09Men and women: Surviving on a daily basis.
Formal or informal economy, precariousness persists
When I went to live in Nairobi, Kenya in 2018, I wanted to explore the city, meet the people and tell their stories from a different angle. I was given the opportunity to do just that, and it was in Nairobi's industrial zone that I went to meet the men and women who wake up at dawn to earn their living. In this industrial landscape, women street vendors play an integral role in the daily lives of the workers which contrasts with the precariousness of their own lives.
The place of women in this informal economy literally fascinated me: the harsh working conditions are combined with an extreme will and determination to succeed and provide for their families as well as their communities. Conversely, the situation of workers in the formal economy, most of whom come from the slums hoping to get a job for the day, revolted me: hard work isn't always enough to fill your plate when it's time to eat.
...
Lorsque je suis allée vivre à Nairobi, au Kenya en 2018, je voulais explorer la ville, rencontrer les gens et raconter leurs histoires sous un angle différent. L’occasion m’en a été donnée et c’est dans la zone industrielle de Nairobi que je suis allée à la rencontre d’hommes et de femmes réveillées à l’aube pour gagner leur vie.
Si la rude vie des ouvriers n’est pas un sujet nouveau, la place des femmes dans cette économie informelle m’a littéralement fascinée : aux dures conditions de travail se mêlent une volonté et une détermination extrême de réussir et de subvenir aux besoins de leur famille mais aussi de leur communauté. Et à l’inverse, la situation des ouvriers dans une économie formelle m’a révoltée : travailler dur ne suffit pas toujours à remplir son assiette lorsque l’heure vient de manger.
Gilgil Road, Nairobi, Kenya
Early in the morning, men and women head off to work in Nairobi's industrial zone.
Most of them come from the slums hoping to get a job for the day in a variety of factories ranging from plastic and rubber production to flour, soap, oil refineries, etc.
Little by little, the battered street, with its potholes and leaning poles, fills up and comes to life.
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Gilgil Road, Nairobi, Kenya Tôt le matin, hommes et femmes partent travailler dans la zone industrielle de Nairobi.
La plupart d’entre eux viennent des bidonvilles dans l’espoir de trouver un emploi à la journée dans diverses usines allant de la production de plastique et de caoutchouc à la farine, au savon, aux raffineries de pétrole, etc.
Petit à petit, la rue cabossée, avec ses nids-de-poule et ses poteaux penchés, se remplit et reprend vie.
Very often, women with limited education and lacking skills for formal employment choose to set up informal enterprises such as vending to earn a living.
Under makeshift shelters or directly on the street, they light the charcoal fires that cook beans, green lentils, rice, maize, etc. for hours. Charcoal has been banned in Kenya, but they have no other choice. Not everyone can afford gas, the price of which is constantly rising. As a result, they breathe in charcoal fumes every day which affects their health.
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Très souvent, les femmes peu instruites et manquant de compétences pour occuper un emploi formel choisissent de créer des entreprises informelles, comme la vente, pour gagner leur vie.
Sous des abris de fortune ou directement dans la rue, ils allument des feux de charbon de bois qui cuisent pendant des heures haricots, lentilles vertes, riz, maïs, etc.
Le charbon de bois a été interdit au Kenya, mais ils n’ont pas d’autre choix.
Tout le monde n'a pas les moyens de se payer du gaz, dont le prix ne cesse d'augmenter. Résultat : les femmes respirent quotidiennement des fumées de charbon qui nuisent à leur santé.
6:07 a.m. No safety net
Leaning over her firewood for hours in a temporary space.
Eviction can occur at the will of urban authorities as vendors are considered illegal.
Street vending in Kenya faces a lot of challenges such as police harassment and lack of designated areas for trading despite being one of the largest contributors to employment of women of all ages.
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Penchée sur son bois de chauffage pendant des heures dans un espace temporaire.
L'expulsion peut se faire à la volonté des autorités urbaines car les vendeurs sont considérés comme illégaux.
Au Kenya, la vente ambulante est confrontée à de nombreux défis, tels que le harcèlement policier et le manque de zones désignées pour le commerce, bien qu'elle soit l'un des principaux contributeurs à l'emploi des femmes de tous âges.
6:32 a.m. Boiling Chai.
For those who have just arrived and those who have been working all night, a cup of hot, sweet tea in the morning helps to regain strength.
Using a jug, all the ingredients: water/maji, milk/maziwa, tea leaves/majani chai and sugar/sukari are carefully mixed.
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Pour ceux qui viennent d'arriver et ceux qui ont travaillé toute la nuit, une tasse de thé chaud et sucré le matin aide à reprendre des forces.
Tous les ingrédients : eau/maji, lait/maziwa, feuilles de thé/majani chai et sucre/sukari sont soigneusement mélangés dans une carafe.
6:44 a.m. Chai confort
After a long walk to reach the industrial estate, find a little comfort with a hot drink and some chapati.
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Après une longue marche pour rejoindre la zone industrielle, retrouvez un peu de réconfort avec une boisson chaude et quelques chapati.
7:14 a.m. Out of the flour mill!
A group of millers suddenly emerge from the factory, heading to the vendor's stall.
Our eyes met; our gazes spoke.
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7h14 Sortie de l'usine de farine !
Soudain, un groupe de "meuniers" sort de l'usine, se dirigeant vers l'étal du vendeur.
Nos regards se croisent, nos regards se parlent.
Sharing
Having a job gives you hope of being able to afford a meal, but that's not always the case. So today, I'm sharing my dish...
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Partager
Avoir un travail donne l'espoir de pouvoir s'offrir un repas, mais ce n'est pas toujours le cas. Alors aujourd'hui, je partage mon plat...
11:30 a.m. - Midday, meals are served !
They have prepared cabbage, beans, lentils, ugali, chapati, kale…
The lady entrepreneur in red has managed to get a legal place for her
business at the front door of the factory and has a few family member to support her.
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11h30 – 12h, les repas sont servis !
Elles ont préparé du chou, des haricots, des lentilles, de l’ugali, du chapati, du chou frisé…
L'entrepreneure en rouge a réussi à obtenir un local légal pour son entreprise à la porte d'entrée de l'usine et peut compter sur le soutien de quelques membres de sa famille.
The popular and cheap Kenyan Maharagwe
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Le Maharagwe kenyan, populaire et bon marché
But while some may be able to supplement their plate with rice, avocados or
fruit, others will have to make do with the basic Kenyan food: beans and chapati
only, starting at about 50 KES.
What you put on your plate depends on what you can afford.
...
Mais alors que certains pourront compléter leur assiette avec du riz, des avocats ou des fruits, d'autres devront se contenter de la nourriture kenyane de base : des haricots et du chapati uniquement, à partir d'environ 50 KES.
Ce que vous mettez dans votre assiette dépend de ce que vous pouvez vous permettre.
25 École de garçons St Charles-Lwanga Boystowns-Ruai
2018-10-26École de garçons St Charles-Lwanga Boystowns-Ruai
2018-10-26Le centre Saint Charles Lwanga est un centre pour les enfants de la rue. 135 enfants y sont scolarisés. Le prêtre, Jean-Paul Sakoto a introduit le français au programme scolaire.
C’est l’un des projets de développement du Comité Permanent pour la Francophonie au Kenya. Denise, Alexandra, George et moi leur avons rendu visite en octobre. Ils sont très très démunis. Jean-Paul nous reçoit, nous présente le centre puis nous fait visiter.
En pénétrant dans le dortoir des 4-14 ans, on est surpris par la forte odeur de pipi…
Chaque enfant dispose d’un lit en fer, d’une malle et de deux couvertures.
Le centre possède un jardin potager, une serre pour les tomates et quelques animaux: des oies, des poules et 1 vache.
L’atelier est dans un grand désordre avec des machines en panne qui attendent d’être réparées. Le bâtiment des salles de classe est fait de tôles.
Nous rencontrons une des institutrices et la prof de maths.
Les dortoirs des “grands” ne sont guère plus luxueux non plus.
Cet élève est autorisé à faire une tente de son lit parce qu’il se trouve en face de la porte et doit se protéger du froid, nous explique Jean-Paul. Une entorse au règlement
Le terrain de sport est immense Le centre ne manque pas d’espace.
Nous visitons le garde manger et constatons que les sacs sont à même le sol. Les rats apprécieront.
La cuisine, la marmite est chauffée au feu de bois
Le réservoir d’eau et les toilettes
Nous interrompons la classe de Kiswahili. Les enfants portent l’uniforme selon la tradition britannique. Nous nous présentons en kiswahili et en français. Ils éclatent de rire …
L’ambassade de France a déjà donné des livres. Denise a aussi apporté des livres anglais donné par une dame du BHC.
La visite se termine par un rassemblement général au centre de l’école. Les uniformes de certains enfants sont déchirés mais un grand sourire illumine leur visage.
Version Noir & Blanc…
19 Westland Market demolition ; between anger and resignation
2018-05-11Westland Market demolition ; between anger and resignation
2018-05-11Démolition du “Westland Market”: entre colère et résignation.
Ce matin, les grues ont détruit le marché “informel” de Westland. Le conseil municipal avait prévenu ses occupants du projet de démolition il y a près d’un mois mais, selon les personnes que j’ai interrogées, aucune date n’avait été fixée et beaucoup ne voulaient pas y croire.
Un marché en dur (en arrière plan des photos) devrait abriter les stands. Pas sûr qu’il connaisse un grand succès. “Ils reviendront” me dit un homme.
Une femme m’explique qu’ayant été surpris ce matin, beaucoup n’ont pas eu le temps de vider leurs étals.
Les badauds autour observent consternés ceux qui s’affairent pour récupérer ce qu’ils peuvent de ce champ de tôles.
Commentaire de Tim
Véronique was witness to the removal of the small corrugated iron shops and stalls which make up Westlands Market. It’s a place I’ve shopped at since the 1990’s and the go to for wooden giraffes, masks from DRC, paintings of psychedelic coloured lions, second hand clothes, M-Pesa money transactions and that electronic widget not even Amazon stocks. To be replaced by an inner-ring road.
15 Après les sacs, les bouteilles plastiques ?
2018-03-19Après les sacs, les bouteilles plastiques ?
2018-03-19Riverside Park, Magadi 9 – J’habite dans un magnifique complexe résidentiel (residential compound), en plein centre de Westland. C’est comme un îlot de paix et de verdure qu’il fait bon rejoindre pour échapper au traffic et aux bruits de Waiyaki Way et Riverside Drive.
Autour coule la Nairobi river. Idyllique ? Sans doute. Pourtant dans ce compound de “standing”, comme le décriraient les promoteurs français, où il est interdit de pendre du linge ou d’aérer ses tapis sur le balcon (ça fait pas chic), on peut parfois avoir du mal à respirer les odeurs fétides parfumant la rivière. Et celles-ci s’accompagnent aussi généralement de leur lot de moustiques en période sèche.
Le premier choc, je l’ai eu lorsque j’ai traversé le pont qui relie notre complexe à Dusit, un autre complexe abritant principalement bureaux, hôtels, salles de conférence, spas, bars, restaurants, et … mon coiffeur. Un agent de la sécurité y monte la garde 24h sur 24. On ne peut le franchir qu’avec une carte magnétique d’ouverture des grilles.
Parfois je dois me boucher le nez pour le traverser : ça pue, ça empeste, ça schlingue, ça vous prend à la gorge … Il n’y a pas assez de mots pour décrire cette odeur ! L’agent de la sécurité tout comme Tim fait parfois la grimace. Il y monte la garde 4 h maximum, pas plus !
Et les yeux ne sont pas en reste non plus. Quel contraste avec les jardins et ruelles de Riverside Park quotidiennement et méticuleusement entretenus. On dirait que Kibera s’est invité chez nous.
Pas de ramassage des déchets à Nairobi comme on l’entend chez nous. Les gens jettent les déchets dans les bas-côtés de la route. Parfois, en conduisant derrière un matatu, on voit des bouteilles plastiques voler par les fenêtres. Des équipes de nettoyage viennent périodiquement ramasser les détritus bordant les routes. De gros sacs en toile sont ensuite chargés dans des camions. L’autre jour, j’étais en voiture derrière l’un de ces camions quand soudain deux sacs sont tombés sur la chaussée!
Hélas, personne ne vient nettoyer les rivières !
Des bouteilles plastiques, des flip flops, des bâches, des morceaux de tissus, tout cela décore les bords de la petite rivière.
Quand je demande au garde d’où ça vient, il me dit que la rivière traverse des slums et que pour leurs habitants, c’est le moyen naturel d’évacuation des déchets et des eaux usées (sewage) ! Il n’existe rien d’autre. Pauvreté et pollution.
Après avoir consulté ce site, je comprends un peu mieux. Kibera, le plus grand bidonville (slum) d’Afrique, une jungle de Calais de presque 1 million d’habitants, est bordé au sud par la Nairobi River ! Mais je ne suis même pas sûre que ce soit ce bidonville-ci le “responsable”.
Recherches faites, en amont, cela pourrait aussi bien être celui de Mathare. Et peu importe d’ailleurs lequel ! Le fait est que la rivière est polluée et saturée de détritus et que que tout ce petit monde se déverse dans l’Océan indien. Allez vous promener sur les plages de Diani ! Elles sont tapissées de bouchons en plastique, de flip flops, et j’en passe.
Mais on comprend aussi aisément que ce sont d’abord les habitants des slums – et pas nous, les privilégiés – qui sont les premiers à souffrir au quotidien des tas d’immondices. Pourquoi le gouvernement se désintéresse-t-il des bidonvilles ?
”Les petites ethnies exclues du banquet” comme le dit si bien Le Monde.
Pas de ramassage des ordures : il n’y a pas de route dans les slums ! Pas de sanitaire, pas d’eau courante, pas d’électricité, pas de soins médicaux … L’espérance de vie est de 35 ans contre 54 dans le reste du pays. Par contre des initiatives privées intéressantes se développent pour remplacer les amas de détritus qui s’entassent dans les slums, comme dans cette ferme écolo. Autre exemple, cette initiative pour apporter l'eau potable – aux mains de la mafia – aux populations à un prix abordable.
Des sacs plastiques bannis
En savoir plus sur LE Monde – “Depuis le 28 août 2017, le Kenya a banni les sacs plastiques pour lutter contre la pollution. Leur utilisation, leur fabrication et leur importation sont désormais passibles d’amendes ou de peines de prison. L’interdiction, qui vise principalement les sacs distribués par les commerçants et ne concerne ni les biens emballés dans du plastique, ni les sacs spécifiques utilisés pour les ordures, est entrée en vigueur après le rejet par la Haute Cour, vendredi, d’une plainte des importateurs de sacs en plastique, qui arguaient d’une importante perte d’emplois. Des dizaines d’autres pays ont déjà interdit ou limité l’usage des sacs en plastique, comme le Rwanda, l’Afrique du Sud, le Sénégal, la Côte d’Ivoire… Mais la loi kényane semble particulièrement dure pour les délits les plus graves, avec des amendes pouvant aller jusqu’à 32 000 euros et des peines de prison de quatre ans maximum. L’interdiction avait été annoncée six mois plus tôt afin de laisser aux consommateurs et commerçants le temps de s’adapter à la législation à venir. L’Agence kényane de gestion de l’environnement (NEMA) avait à cet effet publié des annonces dans les principaux journaux afin de l’expliciter. Malgré cela, l’entrée en vigueur a perturbé les opérations de certains supermarchés. De longues files se sont formées aux caisses et de nombreux clients ont été obligés d’emporter leurs courses dans les bras ou dans des caisses en carton, en l’absence des sacs en plastique. L’Association des commerçants au détail du Kenya a indiqué que les supermarchés prévoient de commercialiser d’ici peu des sacs écologiques et réutilisables à prix modique.”
Continuer cet effort
Aujourd’hui, il est urgent de réduire le nombre de bouteilles plastiques utilisées au quotidien et de les recycler. Nous avons cherché et trouvé un seul endroit pour le tri, en face du tristement célèbre Mall Westgate. Nous avons trié, verre, plastique et carton. Puis un homme est venu, a ouvert le container et a tout jeté dans la benne de son camion !
La bonne nouvelle, c’est que le gouvernement semble avoir pris conscience du problème.
Lu dans Map Ecology
Le ministère kényan de l’Environnement a annoncé, le 7 février 2018, avoir finalisé une série de mesures visant à renforcer la gestion des bouteilles en plastique, qui constituent l’une des menaces majeures pour l’environnement dans le pays.
« Nous sommes prêts à lancer ces mesures en avril pour promouvoir un environnement propre, sain, sûr et durablement géré pour tous », a expliqué le secrétaire principal du cabinet de l’Environnement, Charles Sunkuli, lors d’une conférence de presse à Nairobi. Le gouvernement et les fabricants de plastique ont convenu de la façon pour mieux gérer, collecter et vendre les bouteilles en plastique usées dans le pays, a-t-il relevé. « Le gouvernement et l’Association kényane des industriels (KAM) ont mis en place un projet de récupération et de collecte des bouteilles en plastique pour leur mise en vente pour le recyclage », a expliqué le responsable. A rappeler que l’Autorité nationale de gestion de l’environnement (NEMA) avait annoncé, récemment, envisager d’interdire l’utilisation et la production de bouteilles en plastique à partir d’avril prochain, si les fabricants ne procèdent pas à la mise en place d’un plan de recyclage de ces bouteilles. Toutefois, M. Sunkuli a tenu à préciser que les autorités se penchent sur l’élaboration d’un plan et des lignes directrices qui seront prêts d’ici avril, ajoutant que c’est après que « nous serons en mesure de préciser exactement quand l’interdiction des bouteilles en plastique sera mise en oeuvre ». D’après les chiffres du ministère de l’Environnement, environ 50 millions bouteilles sont utilisées chaque année à travers le pays. »
Comme toujours, les initiatives privées sont souvent plus rapide que celles du gouvernement. Un bon exemple de recyclage me redonne espoir.
Il était temps. Il a beaucoup plu ce mois de mars et la rivière a gonflé emportant son lot de bouteilles plastiques vers des égouts inconnus.
Polluted Nairobi rivers
13 Un long dimanche de février: Karura Forest, Zen garden, National Museum Kenya
2018-02-06Un long dimanche de février: Karura Forest, Zen garden, National Museum Kenya
2018-02-06Ce dimanche, levés tôt, nous nous mettons en route pour une marche en forêt, “Karura forest”. En plein cœur de la ville de Nairobi, c’est
l’une des plus grandes forêts urbaine protégée au monde: 50 km de sentiers pédestres et pistes cyclables ! La destination privilégiée des habitants de Nairobi.
Nous avons marché 2 heures, découvrant ses cascades et ses grottes que la population locale considère comme sacrées. Des membres du mouvement Mau-Mau avaient trouvé refuge dans ces grottes. Ces guérilleros luttaient contre la domination coloniale britannique dans les années 1950.
L’entrée est payante. Le public: expats, kenyans, familles, jeunes et vieux, à pied ou en VTT. Un vrai luxe dans la ville. A l’entrée, les bouteilles d’eau en plastiques sont confisquées. Apportez des gourdes, pas de bouteilles ! C’est la seule façon d’éviter de les retrouver dans la forêt. On en a quand même ramassé 2 jetées sur le bord du sentier. La route est longue pour que les gens prennent conscience de la nécessité de respecter l’environnement. L’autre jour, nous étions en voiture derrière un bus, quand soudain l’un des passager a balancé des bouteilles plastique par la fenêtre.
On peut y admirer la plupart des espèces d’arbres indigènes qui poussent dans les zones d’altitude du Kenya. Cette forêt abrite également des centaines d’espèces d’oiseaux, ainsi que des chauves-souris, des antilopes et diverses espèces de singes.
“L’avenir du parc de 564 hectares était menacé par les promoteurs immobiliers avides de répondre aux besoins d’accroissement de la ville. L’endroit connaissait également un problème de criminalité. Pour remédier à cela, une loi fut votée en 2005. Elle autorise les habitants des quartiers pauvres environnants à contribuer à la préservation du parc en échange de revenus et de ressources naturelles. Depuis, le parc a bénéficié de nouvelles installations et des gardiens assurent la sécurité des promeneurs. Le parc a également été clôturé. En 2011, la forêt de Karura a été officiellement inaugurée en tant que lieu de loisirs et d’éco-tourisme. Un terrain de camping et d’autres services ont été aménagés”.
On s’est promis d’y revenir régulièrement.
Vers 12h, cap vers le Nord, pour un déjeuner au Zen café … planté dans un magnifique parc. On s’est perdu en rentrant sur Nairobi … moment angoissant … On a atterri dans un quartier populaire grouillant de monde et sur une route sans issue.
Enfin, nous avons terminé la journée par une visite au Musée National de Nairobi.
Cette fois, nous avons pris notre carte de membre pour profiter à l’avenir des activités culturelles offertes. Et visité le parc du serpent !
12 La ferme africaine : Ngong Hills and Karen Blixen Museum
2018-01-13La ferme africaine : Ngong Hills and Karen Blixen Museum
2018-01-13Plongée dans le livre de Karen Blixen, La ferme africaine, (merci à Hélène et Anne-Sophie), quel plaisir de découvrir aujourd'hui, "sur le terrain", tous les lieux qu'elle évoque et décrit avec tant de talent.
"J'ai possédé une ferme en Afrique, au pied du Ngong. Le Ngong est une longue chaîne de montagnes qui s'étend du nord au sud, couronnées de quatre sommets éminents semblables à des vagues immobiles d'un bleu sombre qui se détachent sur le ciel.
On ne peut s'y rendre qu'en compagnie d'un garde de la sécurité, les attaques de marcheurs étant malheureusement assez courantes.
Et notre journée se termine par la visite de la demeure de Karen Brixen, aujourd'hui musée ouvert au public. Prenez un guide si vous n'avez pas lu le livre. Il vous fera entrer dans le monde de cette belle dame.
9 Visite aux vendeurs côté rue, Regine et Moses
2017-12-29Visite aux vendeurs côté rue, Regine et Moses
2017-12-29Le balcon continue à se remplir de plantes; bananier, bougainvillier, fougères, tomates, menthe, palmier, bambous, paw paw, manguiers, etc. Il va falloir instaurer un concours du plus beau balcon comme en Haute-Savoie !
On achète la terre directement creusée dans la terre !
8 Nairobi National Parc, Animals in Black and white !
2017-12-29Nairobi National Parc, Animals in Black and white !
2017-12-29C'était trop tentant !
7 Nairobi National Park : un parc en danger
2017-12-29Nairobi National Park : un parc en danger
2017-12-29À 7 kilomètres de Nairobi, ce fabuleux parc. The park has acquired the nickname ‘Kifaru Ark’, a testament to its success as a rhinoceros (kifaru in Kiswahili) sanctuary. The park is home to the world's densest concentration of black rhinos.
Levés à 5h30, nous sommes parmi les premiers au guichet. La lumière est parfaite. Les premiers animaux apparaissent dans un paysage de savane avec les immeubles de Nairobi en fond d'écran. Étonnante cette proximité avec la grande ville !
Le soleil se lève sur Nairobi et son parc. Un article du Monde du 05.02.2015 titre "Au Kenya, le parc national de Nairobi au bord de l’asphyxie" . La réserve naturelle protégée de 117 km, la seule au monde à abriter des milliers de grands mammifères au sein d'une capitale, est menacée par l’urbanisation galopante de la ville. Patricia Heather-Hayes, dite « Trish » témoigne : « On trouve de plus en plus de déchets, portés par le vent depuis les habitations aux alentours ou jetés par les touristes, s’agace-t-elle. Il y a peu, j’ai vu un serpent mourir, coincé dans une canette de soda et incapable d’en ressortir. » Avec les membres de l’association des amis du parc (Fonnap), dont elle est la vice-présidente, elle mène une fois par mois une vaste opération de nettoyage bénévole". Moi-même, j'ai été très surprise de voir les visiteurs abandonner leurs déchets aux aires de pique-nique. Incompréhensible et combien triste!
Les rhinos noirs nous ont tourné le dos. Ce sera pour la prochaine visite. Le nom de « rhinocéros noir » est un emprunt de l'anglais « black rhinoceros » pour faire pendant à « white rhinoceros », mais les deux espèces sont en réalité gris foncé et ne se distinguent pas sur le plan des couleurs. De fait, ces appellations trompeuses proviennent d'une faute de traduction de l’afrikaans où wijde signifie large, mais a été confondu avec white, c'est-à-dire blanc. Les formes allemandes « à gueule large » et « à gueule pointue » sont au contraire les traductions correctes de l'afrikaans. Ces noms se rapportent à la lèvre supérieure : celle du rhinocéros noir est adaptée pour saisir le feuillage en l'arrachant tandis que celle du rhinocéros blanc est plate et convient mieux pour brouter de l'herbe. Les rhinocéros noirs ont un odorat excellent et une bonne ouïe. Les yeux n'ont au contraire que peu d'importance dans la perception de son environnement : à une distance de 20 mètres un rhinocéros peut à peine reconnaître une forme.
Élégante et majestueuse, voici dame girafe. Sophie nous apprend que lorsqu'elle se déplace, la girafe soulève en même temps les 2 pattes du même côté : on dit qu'elle marche à l'amble !
"Leurs parades nuptiales sont particulièrement spectaculaires. Les mâles hérissent les longues plumes de leur cou et gonflent leur œsophage qui peut atteindre 4 fois la taille normale, prenant un aspect bulbeux et très massif". De loin, voir ce grand oiseau gonflé nous a intrigués. Trop éloigné de nous pour une bonne photo, voici une image empruntée.
6 David Sheldrick Wildlife Trust - l'orphelinat des éléphants et les girafes de Rothschild
2017-12-25David Sheldrick Wildlife Trust - l'orphelinat des éléphants et les girafes de Rothschild
2017-12-25Sur la route des anciens quartiers coloniaux de Nairobi
Grâce à ma copilote Sophie, j'ai pris mon courage à deux mains et ... nous sommes parties en voiture direction Nairobi national Parc. Conduire dans Nairobi est une aventure - roulez à gauche, "du mauvais côté de la route", éviter les trous, surveiller les matatus coupant la route à tout instant, queue de poisson à votre droite et à votre gauche, éviter les passants qui traversent et patienter dans les bouchons, portières verrouillées et quelque peu angoissée.
Première étape : l'orphelinat pour éléphants.
Ils arrivent au trot et reçoivent leur biberon de lait.. Adorables ! Et vous pouvez en adopter un si le cœur vous en dit.
Dans la plupart des cas, leur mère a été tuée par des chasseurs ou est morte de faim suite à la sécheresse. Mais aussi, le plus souvent, ces bébés tombent dans les puits des Masais nous raconte David, un habitué du centre. Les bébés éléphants sont soignés puis, plus tard, réintégrés dans leur habitat naturel. Certains reviennent s'ils se sentent en danger et parfois devenus adultes, ils viennent présenter leur bébé au centre. On dit qu'une femelle éléphant vint déposer son bébé blessé et attendit à quelque distance que les gardiens le soignent.
La visite continue par le centre des girafes (African Fund for Endangered Wildlife) menacées d’extinction.
Le centre des girafes a vu le jour en 1979 quand le petit-fils kenyan d'un écossais, Jock Leslie-Melville et sa femme Betty créent un fond africain pour les espèces sauvages menacées. Ils capturent un girafon pour débuter un programme d'élevage de girafes dans leur propriété. C'est aujourd'hui encore autour de cette propriété que se trouve le centre des girafes. Le but du programme était de réintroduire la présence des girafes dans les parcs nationaux de Ruma et du lac Nakuru, ce qui a été un succès. Alors qu'en 1979, les girafes de Rothschild étaient en voie d'extinction et étaient au nombre de 130, on en compte aujourd'hui 300 grâce à l'élevage.
5 Central business district, un dimanche; Maasai market et City market
2017-12-18Central business district, un dimanche; Maasai market et City market
2017-12-18L'avenue Kenyatta est relativement calme. Ils sont tous à la messe me dit mon charmant compagnon. D'un immeuble, on entend hurler un prédicateur. "The cry of the Spirit" Apostolic Grace et truth Centre.
Direction le Maasai Market;
un soleil de plomb et un jeune "guide" qui nous colle aux trousses... On a mis 5 bonnes minutes à s'en débarrasser. Il paraît qu'il est connu pour sa ténacité. Avis aux amateurs!
Je n'ai toujours pas sorti mon Canon (trop gros pour passer inaperçu) et je suis déçue des photos prises avec mon iphone. Mais bon, il était midi, pas le meilleur moment pour les prises de vue ! Le marché est un véritable festival de couleurs. Et quel choix! Étoffes, paniers, bijoux, sculptures, peintures ...
Soudain, un stand de masques et de "headrest" (appui-têtes) accélèrent les battements de cœur de Tim et invitent à un petit voyage géographique de leurs origines; Kenya, Soudan, Ethiopie? Inutile d'essayer de lutter.
Et rebelote au City Market; après avoir négocié l'achat de mon chapeau made en Baobab, nous voilà repartis dans le monde des Headrest, démonstration à l'appui par le vendeur.
Vue d'en haut, c'est aussi un marché aux légumes, et à l'extérieur, marché de viande et de poissons.
La visite se termine par l'arrivage d'une camionnette remplie de roses !
Petit clin d’œil; au Hilton, on trouve de vieux skis en bois, et oui, il suffit de lever la tête.
4 On achète des meubles !
2017-12-16On achète des meubles !
2017-12-16Hier nous avons décidé d'acheter quelques meubles pour la terrasse. Zoé et Nina qui travaillent avec Tim au Haut Commissariat de Grande Bretagne nous ont recommandé un endroit le long de la Peponi Road, à côté du trop fameux Westgate Mall.
Des artisans y vendent toutes sortes de meubles en bois et en osier, des cages, des meubles à chaussures, à journaux, à vins, des coussins de couleurs, etc.
Rencontre avec Benson
On lui donne nos plans, dimensions. Il sort 3 vieux classeurs contenant les photos délavées des meubles fabriqués. Tim et Benson discutent le prix final. Benson fait les calculs sur son bras ! Comme on le complimente sur sa belle écriture, il nous raconte qu'il a étudié 3 ans à l'université pour devenir professeur mais qu'à l'époque de Daniel arap Moi, il était difficile d'obtenir un poste !
Nous serons livrés samedi prochain.
3 Côté cour, côté route
2017-12-15Côté cour, côté route
2017-12-15Côté cour : le matin les employés s'activent, balaient les feuilles mortes et arrosent les nombreuse plantes. Je les entends qui discutent et s'invectivent gentiment. La vie côté cour est paisible...
Coté route : C'est une autre histoire. La "Nairobi River" contourne le complexe. Lorsqu'il ne pleut pas, son lit s'assèche et les mauvaises odeurs commencent à envahir l'appartement... et les moustiques aussi.
Au-dessus, c'est la route, Waiyaki Way et Chiromo Road, bruyante et poussiéreuse
Au bord de la route, des vendeurs proposent des objets aux automobilistes pris dans les bouchons. Tim dit qu'ils vendent de tout, des oiseaux, des cravates, des photos de Jésus. Un sujet de reportage dit-il.
2 Première journée, premières découvertes
2017-12-14Première journée, premières découvertes
2017-12-14... des fleurs, de la verdure, le complexe est agréable, un îlot vert au centre-ville. Tim avait fait le ménage : avant mon arrivée, délicate attention.
Sur le balcon et dans l'appartement, il a commencé son projet : envahir notre vie de plantes; des plantes partout, achetées au bord de la route juste de l'autre côté de la rivière chez "son nouvel ami".
1 Le grand départ !
2017-12-10Le grand départ !
2017-12-10Bonjour à tous sur mon nouveau blog ! Je vais essayer de vous tenir au courant de mes aventures au Kenya : étonnements, remarques et coups de cœur vont jalonner ces pages tout au long de notre vie à Nairobi !